9.5. Programmes de partitionnement de Debian

Plusieurs sortes d'utilitaires de partitionnement ont été adaptés par les développeurs Debian pour tourner sur différents types de disques et d'architectures matérielles. Voici les programmes qui sont disponibles sur votre architecture :

fdisk

Le premier partitionneur de disque pour Linux, bon pour les gourous. Lisez la page de manuel de fdisk .

Faites attention si vous avez des partitions FreeBSD sur votre machine. Les noyaux d'installation incluent un support pour ces partitions, mais la façon dont fdisk les représente (ou pas) peut faire varier les noms de périphériques. Lisez attentivement le Linux+FreeBSD HOWTO

cfdisk

Un partitionneur simple à utiliser, fonctionnant en mode plein écran, pour nous autres. Lisez la page de manuel de cfdisk.

Remarquez que cfdisk ne comprend pas du tout les partitions FreeBSD et, de nouveau, les noms de périphériques peuvent varier.

L'un de ces programmes sera lancé par défaut quand vous sélectionnerez : « MSG-PARTITION-DISK ». Si ce n'est pas celui que vous souhaitez utiliser, quittez le programme de partitionnement, allez à la console 2 (tty2) en appuyant simultanément sur les touches Alt et F2, et tapez manuellement dans le shell le nom du programme que vous voulez utiliser (et ses arguments, si nécessaire). Ensuite, sautez l'étape : « MSG-PARTITION-DISK » de debian-installer et continuez à l'étape suivante.

Si vous souhaitez que cela fonctionne avec plus de 20 partitions sur votre disque ide, vous devrez créer manuellement les périphériques pour les partitions 21 et supérieures. L'étape suivante d'initialisation de la partition échouera sauf si le bon périphérique est présent. Comme exemple, voici les commandes que vous pouvez utiliser dans tty2 ou sous Exécuter un shell, pour ajouter un périphérique de telle sorte que la 21e partition puisse être initialisée :

cd /dev
mknod hda21 b 3 21 
chgrp disk hda21
chmod 660 hda21

Le démarrage sur le nouveau système échouera sauf si les bons périphériques sont présents sur le système en question. Après avoir installé le noyau et les modules, exécutez :

cd /target/dev
mknod hda21 b 3 21 
chgrp disk hda21
chmod 660 hda21

Rappelez-vous de marquer votre partition racine « Bootable ».

9.5.1. Partitioning for Intel x86

Les BIOS des PC ont généralement leurs propres contraintes pour le partitionnement des disques. Il y a une limite sur le nombre de partitions « primaires » et « logiques » qu'un disque peut contenir. De plus, avec les BIOS antérieurs à 1994-98 (selon les constructeurs), il y a des limites sur l'emplacement des partitions à partir desquelles on peut démarrer le système. Vous trouverez plus d'information dans le HOWTO Linux Partition et la FAQ Phoenix BIOS, mais cette section contient un bref survol pour vous aider à aplanir les difficultés les plus courantes.

À l'origine, le système de partitionnement des disques de PC est basé sur les partitions « primaires », mais il ne peut y en avoir que quat\re. Pour passer outre cette limitation, les partitions « étendues » et « logiques » ont été inventées. En configurant une partition primaire en partition étendue, vous pouvez subdiviser l'espace alloué à cette partition en partitions « logiques ». La partition étendue peut contenir jusqu'à 60 partitions logiques ; en revanche, il ne peut y avoir qu'une seule partition étendue par disque.

Linux limite le nombre de partitions à 15 par disque SCSI (3 partitions primaires utilisables et 12 partitions logiques dans la partition étendue) et à 63 par disque IDE (3 partitions primaires et 60 partitions logiques). Cependant, le système Debian GNU/Linux classique fournit seulement 20 périphériques pour les partitions, c'est pourquoi vous ne pourrez pas procéder à l'installation sur des partitions supérieures à 20, à moins d'avoir créé manuellement des périphériques pour ces partitions.

Si vous avez un gros disque IDE, et que vous n'utilisez ni l'adressage LBA ni les pilotes en couche (quelquefois fournis par les constructeurs de disques), la partition de démarrage (celle qui contient l'image noyau) doit être placée dans les 1024 premiers cylindres de votre disque dur (habituellement, autour de 524 Mo, sans la translation du BIOS).

Cette restriction ne s'applique pas si vous avez un BIOS postérieur à 1995-98 (selon les constructeurs) qui supporte la norme « Enhanced Disk Drive Support Specification ». Lilo, le chargeur Linux, et l'alternative Debian, mbr, ont besoin du BIOS pour charger en RAM le noyau lu sur le disque. Si les extensions du BIOS int 0x13 pour l'accès aux gros disques sont présentes, elles seront utilisées. Sinon, l'interface standard d'accès au disque sera utilisée par défaut, et elle ne permettra pas de démarrer sur des emplacements situés après le 1023e cylindre du disque. Une fois que Linux est démarré, peu importe le BIOS de votre ordinateur, ces restrictions ne s'appliquent plus, puisque Linux n'utilise pas le BIOS pour les accès disque.

Si vous avez un gros disque, vous devrez peut-être utiliser des techniques de translation de cylindres que vous pouvez configurer dans le BIOS, comme le mode d'adressage LBA (Linear Block Addressing), ou le mode de translation CHS. Vous trouverez plus d'informations sur la gestion des gros disques dans le HOWTO Large Disk. Si vous utilisez une méthode de translation de cylindres, et que le BIOS ne supporte pas les extensions pour l'accès aux gros disques, votre partition de démarrage devra être contenue dans la partie correspondant aux 1024 premiers cylindres translatés.

La meilleure façon de régler ce problème est de créer une petite partition (5 à 10 Mo doivent suffire) en début de disque, qui sera la partition de démarrage, puis de créer toutes les autres partitions que vous voulez dans l'espace restant. Cette partition de démarrage devra être montée sur /boot, le répertoire où seront stockés les noyaux Linux. Cette configuration marchera sur tous les systèmes, quel que soit votre mode d'adressage (LBA) ou de translation (CHS), et quel que soit votre BIOS, avec ou sans extensions.